L’aventure de la TSF

L’aventure de la TSF

À l’aube du XXe siècle, après plusieurs années de recherche, l’Italien Guglielmo Marconi met au point la télégraphie sans fil (TSF). C’est, dit-on, grâce aux messages de détresse envoyés par les opérateurs de TSF, que sept cents personnes purent réchapper du naufrage du Titanic, en avril 1912.

À la fin du XIXe siècle, le jeune Marconi arrive en Angleterre, prétendant pouvoir transmettre à distance des signaux en morse grâce à un dispositif dont il est l’inventeur. Cette technique attire l’attention de l’empereur Guillaume II, qui envoie un physicien espion assister à ses expériences. S’ouvre alors une lutte sans merci pour l’équipement des flottes civiles et militaires en Europe et aux États-Unis, officialisée par la création de la société allemande Telefunken.

Marconi, cependant, s’intéresse depuis longtemps à un projet bien plus audacieux encore : la liaison TSF transatlantique. Triomphant peu à peu des obstacles, il établit le 12 décembre 1901 la première liaison audible. Mais il est toujours confronté à l’alliance de nations décidées à briser son monopole, malgré le prix Nobel de physique reçu en 1909. C’est le naufrage du Titanic, en avril 1912, qui renversera la situation en sa faveur : sept cents personnes en ont réchappé grâce aux messages de détresse envoyés par les opérateurs de TSF, faisant dire au directeur de la Poste britannique : “Tous ceux qui ont été sauvés l’ont été grâce à un homme, M. Marconi.” Désormais, tous les navires de plus de cinquante passagers doivent être équipés de la TSF et les deux géants, Marconi et Telefunken, mettent un terme à leur compétition.

Vous pouvez visionner ce documentaire jusqu’au 21 juin en cliquant ici

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